J’ai enfin trouvé MON psy

Témoignages

Certain(e)s de mes patient(e)s me racontent les déboires qu’ils ou elles ont pu rencontrer pour trouver « leur » psy, et malgré ce long et parfois pénible parcours, je suis toujours surprise de leur persévérance à chercher ce professionnel qui conviendra au mieux, au plus près de leurs attentes.

Témoignages :

Mme V. « J’ai trouvé étrange que ce psy que je rencontrais pour la première fois me tutoie au bout de dix minutes, cela me dérangeait, je n’y suis jamais retournée ».

Mme C. « Le premier psy que j’ai rencontré, m’a fait un massage au bout de dix minutes. J’étais effrayée, il m’a fixé un autre rendez-vous auquel je ne suis bien sûr jamais allée. »

Melle Y. « J’ai rencontré un psychiatre pensant qu’il était psychanalyste. Je lui ai raconté pourquoi j’étais là, et il m’a demandé si je dormais bien. Je lui ai répondu que « oui, je dormais bien » et je continuais sur ce que j’avais à lui raconter. Puis il est revenu sur le sujet et m’a demandé si je dormais bien, je commençais à être agacée « oui je dormais bien ». Il ne m’a jamais parlé, il m’a juste conseillé de prendre des gouttes pour mieux dormir, gouttes que je n’ai jamais prises car je n’aime pas l’idée de prendre des médicaments, et je n’étais pas venue pour ça ».

M. W. « J’étais un peu angoissé et je rencontre un psy qui souligne que je le sollicite beaucoup au niveau de l’approbation de mes propos, de ses regards sur moi… Sa solution a été de faire autre chose pendant que je lui parlais ce qui m’a beaucoup gêné ; une fois même, il m’a fait accrocher ses rideaux. Le premier n’était pas mieux, il me tutoyait, et il m’a envoyé voir une relookeuse pour que je puisse trouver du travail. »

Les exemples qui montrent les difficultés à trouver SON psy ne manquent pas et je suis toujours admirative de ceux et celles qui malgré tous ces déboires ont persévéré dans leurs recherches d’un clinicien pour entamer ce qui peut être appelé « un travail sur eux ». Certain(e)s ont ressenti immédiatement qu’ils ou elles n’étaient pas chez la personne qui leur conviendraient, d’autres ont payé plusieurs séances à ces personnes qui ne sont pas des professionnels.

Je suis consciente qu’il est difficile de s’y retrouver entre les différentes pratiques qui vous sont proposées quoiqu’il en soit il existe des « règles » auxquelles les professionnels ne peuvent déroger :

- ne pas tutoyer son patient
- ne pas avoir de contact physique
- ne pas le harceler au téléphone pour lui demander quand il reviendra

La liste est longue mais des renseignements utiles peuvent vous être communiqués, notamment en ce qui concerne la déontologie du psychologue, par les différents syndicats de psychologues.

Tout comme pour les professionnels de santé que sont les médecins, les infirmières… un numéro Adeli est délivré aux psychologues diplômés, par la Direction des Affaires Sociales (D.A.S.E.S.) de votre département que vous pouvez contacter.

Par ailleurs, ce professionnel exerçant en libéral est aussi détenteur d’un numéro SIRET.

Enfin, n’oubliez pas de vous fier prioritairement à votre ressenti. Ce travail psychothérapeutique doit s’effectuer avec une personne avec qui vous vous sentez parfaitement à l’aise. Vous apprécierez presque tout chez elle. Elle vous accompagnera pendant un certain temps voire un temps certain, vous devez donc vous sentir bien.